Blockchain et Transport-Logistique : des gains et des craintes

Le 12 avril dernier, l'AFT a organisé à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne une conférence-débat sur le thème : "La blockchain : un levier d'économies au bénéfice des Transports et de la Logistique". Placée sous la Présidence de Jean-Paul DENEUVILLE, Président Délégué Général de l’AFT, et animée par Corynne JAFFEUX, Chargée de mission Enseignement Supérieur à l’AFT, cette conférence a été suivie par près de 80 personnes séduites par la qualité des échanges.

 

En premier lieu, il convient de savoir ce qu'est la blockchain : "une technologie de stockage, de certification et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle". Durant les 2h30 de conférence-débat, les 4 intervenants (Laurent LIVOLSI, Maître de conférences à l'université Aix-Marseille ; Philippe DENIS, Chief Digital Officer chez BNP Paribas Securities Services ; Thierry GRUMIAUX, Délégué commission Transport international, douane et logistique à la FNTR ; et Claire BALVA, Présidente de la start-up Blockchain France) invités à s'exprimer sur ce thème et ses implications sur le secteur du Transport et de la Logistique, ont souligné que la blockchain est un bouleversement technologique qui limite, voire supprime, les interventions d'intérmédiaires. "L'idée de la blockain est de se passer des institutions", a ainsi rappelé Claire BALVA, ce qui, de fait, entraînerait une "désintermédiation du secteur bancaire, soit, en d'autres termes, un argent qui coûte moins cher", a ajouté Laurent LIVOLSI.

De gauche à droite : Laurent LIVOLSI, Maître de conférences à l'université Aix-Marseille ; Claire BALVA, Présidente de la start-up Blockchain France ; Corynne JAFFEUX, Chargée de mission Enseignement Supérieur à l'AFT ; Philippe DENIS, Chief Digital Officer chez BNP Paribas Securities Services ; Thierry GRUMIAUX, Délégué commission Transport international, douane et logistique à la FNTR.

 

Quelles implications pour le Transport-Logistique ?

Si le fonctionnement de la blockchain permet de fiabiliser la traçabilité ou encore d'améliorer la performance opérationnelle en raccourcissant par exemple les délais de facturation et de paiement, cette technologie peut aussi répondre à une question majeure : la sécurisation et la garantie de l’intégrité des données. "La blockchain permettant de créer un registre digital unique pour l’ensemble des informations qui ne peut être modifié permettra que les informations dématérialisées qui y sont échangées demeurent sous le contrôle des entreprises auxquelles elles ont été confiées", a ainsi rappelé Thierry GRUMIAUX de la FNTR. En effet, le risque rencontré par les transporteurs est celui de la captation d'informations et donc de la valeur ajoutée des différents acteurs (transporteurs, commissionnaires, chargeurs, etc.) dans un contexte de rapport de force avec les leaders du marché numérique.